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Dorothée - « Ce qui me donne de la force, c’est de rester alignée avec mes valeurs »

Mon engagement c’est mon cap. Je m’appelle Dorothée et je suis psychologue clinicienne. Vingt-cinq ans, premier stage : je rencontre l’autisme dans une association qui travaille avec des analystes canadiens du comportement et s’appuie sur l’approche ABA. C’est rare en France à l’époque. Et très stimulant pour moi.

Je découvre à quel point les enfants sont capables d’apprendre, dès lors que les chemins éducatifs s’ajustent à eux. Je défends aujourd’hui une pratique naturaliste, centrée sur la relation sociale et la coopération avec l’enfant. 

Je suis à mon compte. J’ai créé une petite entreprise qui s’appelle Happy. J’interviens en région parisienne, dans les écoles, dans des structures, à domicile. J’accompagne les enseignants, les professionnels, les parents. J’observe et je préconise. Je travaille aussi en partenariat avec des organismes de formation. Mon métier me passionne. Il est exigeant, c’est ça qui me plaît. 

Ma priorité absolue est d’agir dans l’intérêt exclusif des personnes accompagnées et de leurs familles. Ça implique parfois des choix difficiles. Les conflits d’ego, les effets de mode et les rigidités institutionnelles font partie du paysage. C’est usant. Problématique. C’est un frein réel. 

La formation CST m’a immédiatement intéressée. Elle est axée sur des modèles qui me parlent : la communication, le jeu, les compétences pivot, l’intervention précoce. Le programme est d’une simplicité exceptionnelle. Il remet les parents à leur juste place : au centre. Il leur redonne un pouvoir d’agir grâce à des outils concrets et faciles à s’approprier. Tout ça a nourri ma pratique. 

Je l’intègre aujourd’hui auprès des professionnels que je supervise. Beaucoup sont en recherche d’approches moins techniques, plus naturelles. Je leur montre des stratégies de développement de compétences par le jeu – un domaine qui, à mon sens, n’est pas assez investi. Avec les familles, je simplifie ma façon de dire et de proposer. Je formule des pistes immédiatement transposables dans leur quotidien.

Je remercie la Fondation Naked Heart France pour ses convictions. Je suis fière d’être engagée à ses côtés, et très reconnaissante. Toujours je pense aux enfants que j’accompagne. Les jeunes qui présentent un trouble du développement intellectuel, les collégiens avec lesquels on travaille les compétences sociales et l’autonomie. Ils sont tous différents, mais ils m’ont appris à écouter, à observer, à m’ajuster. Avec eux je ne m’ennuie jamais. Il y a une grande spontanéité et une sincérité maximale. Ils sont une part essentielle de ma joie.