One Team : faire de l’inclusion par le sport une réalité
Le 1er avril 2026, le Parc des Princes a accueilli près de 1 000 enfants à l’occasion de l’événement « Bouger pour l’autisme », organisé par PSG for Communities, Maïa Autisme et Naked Heart France.
Tout au long de l’après-midi, enfants autistes et neurotypiques ont partagé des activités sportives, relevé des défis, découvert de nouvelles disciplines et, surtout, vécu ensemble une expérience fondée sur la rencontre, le plaisir et le respect des différences.
Une journée joyeuse, mais aussi porteuse d’un message fort : l’inclusion par le sport n’est pas une utopie. C’est une réalité qui se construit chaque semaine sur le terrain.
Quand jouer ensemble change les regards
Dans le mythique stade du Paris Saint-Germain, les distinctions habituelles semblaient s’effacer. Certains enfants avaient des besoins spécifiques, d’autres non. Tous partageaient pourtant la même envie : jouer, courir, apprendre, s’amuser et faire équipe.
Ces moments peuvent paraître simples. Ils sont pourtant essentiels.
Le sport est un formidable levier de développement. Il favorise la confiance en soi, stimule les fonctions cognitives, soutient la santé mentale et crée des opportunités uniques de socialisation. Pour de nombreux enfants autistes, ces opportunités restent encore trop rares. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles se heurtent à des obstacles qui limitent l’accès aux activités sportives, alors même que le sport constitue parfois l’un des rares espaces où les enfants peuvent créer des liens avec leurs pairs.
One Team : un modèle qui fonctionne
Au cœur de cette journée se trouve le programme One Team, développé par PSG for Communities.
Chaque mercredi, dans plusieurs villes, des enfants autistes et neurotypiques participent ensemble à des séances sportives adaptées. Ils apprennent à suivre un entraînement, à comprendre les règles d’un jeu collectif, à coopérer et à progresser ensemble.
L’ambition du programme dépasse largement la pratique du football.
Il s’agit de créer un environnement dans lequel chaque enfant peut trouver sa place, développer ses compétences et vivre des expériences positives avec les autres.

Pour Naked Heart France, One Team illustre parfaitement ce que peut être une démarche inclusive réussie : un projet concret, structuré, fondé sur des objectifs clairs et porté par une collaboration étroite entre professionnels du sport, experts du développement de l’enfant et familles.
L’expertise au service de l’impact
Depuis plusieurs années, Naked Heart France accompagne le développement du programme aux côtés des équipes de PSG for Communities. Les experts de l’association, le Pr Slava Dovbnya et Tatiana Morozova, ont contribué à renforcer l’approche pédagogique et inclusive du programme afin de maximiser son impact pour les enfants et leurs familles.
Ensemble, les équipes ont également co-construit un Guide d’implémentation destiné à partager les enseignements du programme et à faciliter son déploiement dans d’autres territoires.
Car l’objectif n’est pas seulement de réussir à Paris. L’objectif est de permettre à d’autres organisations, en France comme à l’international, de s’appuyer sur une méthodologie éprouvée pour développer des initiatives similaires.
Une mobilisation collective
La conférence organisée en fin de journée a réuni associations, professionnels de santé, chercheurs, acteurs du sport et représentants institutionnels autour d’une même question : comment rendre les activités sportives réellement accessibles à tous ? Les échanges ont permis de partager les résultats observés sur le terrain, d’identifier les leviers de réussite et de réfléchir aux prochaines étapes pour amplifier ce mouvement.
La présence d’Étienne Pot, délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, ainsi que celle de nombreux partenaires associatifs et institutionnels, a témoigné de l’importance croissante accordée à ces enjeux.
Faire de l’exception la norme
Pour Natalia Vodianova, fondatrice de Naked Heart France, cette journée revêtait une résonance particulière.
Évoquant sa sœur Oksana, privée durant son enfance de nombreuses activités auxquelles les autres enfants avaient accès, elle a rappelé combien l’inclusion demeure un combat concret pour de nombreuses familles. Mais elle a également souligné le chemin parcouru.
Voir près de 1 000 enfants réunis au Parc des Princes pour partager une même expérience sportive constitue un signal encourageant.
Un signal que les choses évoluent.
Un signal qu’un autre modèle est possible.
Car derrière chaque entraînement, chaque match et chaque sourire partagé se dessine une ambition plus grande : faire en sorte que les programmes inclusifs ne soient plus l’exception, mais deviennent progressivement la norme. Et permettre à chaque enfant, quelles que soient ses particularités, de grandir, d’apprendre, de jouer et de trouver sa place au sein de la société.